Le chef de la diplomatie égyptienne à Beyrouth pour tenter de débloquer la crise gouvernementale

Le chef de la diplomatie égyptienne à Beyrouth pour tenter de débloquer la crise gouvernementale

Sameh Choukri s'entretient avec un grand nombre de responsables libanais, à l'exception notable de Gebran Bassil.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, s’est rendu au palais de Baabda dès son arrivée mercredi à Beyrouth, pour s’entretenir avec le président de la République Michel Aoun, dans une tentative de débloquer la crise politique en coordination avec Paris.

M. Choukri, qui a été accueilli à l'aéroport par son homologue Charbel Wehbé, effectue une visite marathon au cours de laquelle il doit rencontrer la plupart des dirigeants politiques, à l’exception notable du chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil et du Hezbollah.

Dans une déclaration à l'issue de son entretien avec le chef de l'Etat, M. Choukri a déploré "que l'horizon soit toujours bloqué, huit mois après" la démission du gouvernement de Hassane Diab. Il a souligné que la formation d'un cabinet était "importante pour la stabilité du Liban et de la région".

Le ministre a ajouté qu'il était porteur d'un message soulignant "la solidarité de l'Egypte et sa disposition à fournir tout le soutien nécessaire pour sortir de la crise et former un gouvernement qui pourrait ouvrir la voie à l'aide régionale et internationale au Liban". Il s'est refusé de répondre aux questions des journalistes avant de quitter le palais de Baabda.

"Solidaire du peuple libanais"

Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Ahmad Hafez, avait déclaré mardi que la visite du chef de la diplomatie égyptienne visait à « souligner le soutien de l’Egypte au Liban frère, et son appui aux efforts déployés pour l’aider à surmonter la crise à travers la formation par Saad Hariri d’un gouvernement avec l’ensemble des parties politiques libanaises ».

Il avait souligné que l’Egypte était « solidaire du peuple libanais » et insisté sur la « nécessité de faire prévaloir l’intérêt national libanais » pour sortir de la grave crise politique dans laquelle est plongé le pays.

Source: Orient le jour