Gemayel annonce l’établissement d’un front politique en vue des législatives

Gemayel annonce l’établissement d’un front politique en vue des législatives

Le chef du parti Kataëb, Samy Gemayel, était l’invité hier soir de l'émission «Sar El Waet» animée par Marcel Ghanem sur la MTV. Il a appelé les députés convaincus de la stérilité du parlement Libanais et de son incapacité à accélérer la transition démocratique, à démissionner et organiser des élections législatives anticipées. Gemayel a souligné qu'un pays ne pouvait être construit en présence de deux parties armées. Il a déclaré que le Hezbollah s'employait à domestiquer toute la classe politique et avait réussi son pari dans ce dossier grâce au compromis présidentiel. Le leader des Kataëb a appelé à s'unir pour construire un nouveau Liban, car celui représenté dans l'actuel parlement n’existe plus.

Gemayel a annoncé l’établissement d’un front politique qui comprendrait une partie des députés démissionnaires, les principaux groupes de la révolution, des personnalités politiques et intellectuelles de tous milieux confondus. Il a incité à la formation d'un gouvernement indépendant formé de personnalités compétentes qui sauveraient le pays. Décrivant les piliers du pouvoir comme des « voyous », il a appelé le premier ministre désigné Saad Hariri à ne pas poursuivre sa mission à l’ombre du système actuel au pouvoir.

Avec la certitude que l'espoir réside en la jeunesse, Samy Gemayel a déclaré: «Ce que Najat Saliba (professeure associée à l’AUB) entreprend est le modèle que nous voulons voir. Il faudrait commencer par les chefs des partis pour qu’ils passent du rang de demi-dieux à celui d’humains qui échangent entre eux. »

Le chef des Kataëb a en outre affirmé que son parti voulait le bien du Liban et que la guerre a déformé tout ce qu'il avait fait, nous entrainant dans des catastrophes. Il a ajouté : « Aujourd'hui, je retourne aux sources du parti Kataëb, le parti national, populaire et le parti de la souveraineté. Ce parti est ouvert à tous les Libanais et je voudrais le mener là où il aurait dû être s’il n’y avait pas eu de guerre ». « Notre défi est de vivre dans un pays libéré des règlements des comptes du passé, et nous œuvrerons à nous débarrasser de la terminologie de la guerre. Tout citoyen qui croit en un changement réel doit nous aider », a déclaré Samy Gemayel.

Le chef des Kataëb a finalement souligné que l’opposition et les jeunes de la Révolution affrontaient les pressions du pouvoir en place, et que des personnes compétentes déployaient leurs efforts pour offrir une alternative, source d’un changement qui ne tarderait à voir le jour.

Source: Kataeb.org